Newsletter n°1 Les mots de Ueshiba – Chinkon kishin no hô

Newsletter n°1

Newsletter Les mots de Ueshiba

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Photo Ueshiba kotoba

Newsletter n°1 – mars 2018

Chinkon kishin no hô 鎮魂帰神の法

Au début de chaque entrainement, Maître Ueshiba Morihei exécutait une préparation physique et psychique appelée « chinkon kishin no hô » [litt. « méthode pour calmer l’âme et s’unir au divin »], dont Ame no torifune et furitama sont des séquences. Méthode [hô] qu’il avait apprise auprès de Deguchi Onisaburô, le leader de l’Ômoto-kyô. Le terme kishin 帰神 désigne une forme d’unification de l’individu avec le divin. Cette méthode permettait d’atteindre un état de transe que Ueshiba et Deguchi considéraient comme une forme de possession par un kami : un kamigakari 神がかり [litt. « accroché par une divinité »]. Toutefois, ce n’est pas une possession avec un kami quelconque que désigne le terme de kishin, mais l’unification avec Ame-no-mi-naka-nushi-no-kami [litt. kami maître de l’auguste centre du Ciel], le « dieu de l’origine unique » selon Ueshiba. Pour Ueshiba et Deguchi, kishin était une forme de transe qui permettait de se centrer et ainsi de devenir libre, contrairement aux deux autres formes de possession inférieures, shinpyô et shinken. Selon le fondateur de l’aikidô, l’état psychique spécifique de kishin était essentiel car il lui permettrait d’exécuter les techniques spontanément [shizen ni].

« En d’autres termes, cette méthode consiste à venir à bout de la tâche qui nous a été impartie, à progresser vers l’unification avec l’âme divine de l’esprit. C’est devenir semblable au grand univers. »「つまりその方法は与えられたつとめを尽すこと、精霊のご神霊にむすんでゆくことである。大宇宙に同化することになるのであります。」
Ueshiba Morihei, Takemusu Aiki vol. 1, p. 140.

Le chinkon kishin chez Deguchi Onisaburô

« Onisaburô, à la suite de Honda, relève 362 principes de kishin, dont le kishin inspiré par un tiers, qu’il popularisa.

Photo article
Deguchi Onisaburô en posture de chinkon (photo datant de 1900 ou 1902)
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Chinkon kishin no hô 鎮魂帰神の法

Au début de chaque entrainement, Maître Ueshiba Morihei exécutait une préparation physique et psychique appelée « chinkon kishin no hô » [litt. « méthode pour calmer l’âme et s’unir au divin »], dont Ame no torifune et furitama sont des séquences. Méthode [hô] qu’il avait apprise auprès de Deguchi Onisaburô, le leader de l’Ômoto-kyô. Le terme kishin 帰神 désigne une forme d’unification de l’individu avec le divin. Cette méthode permettait d’atteindre un état de transe que Ueshiba et Deguchi considéraient comme une forme de possession par un kami : un kamigakari 神がかり [litt. « accroché par une divinité »]. Toutefois, ce n’est pas une possession avec un kami quelconque que désigne le terme de kishin, mais l’unification avec Ame-no-mi-naka-nushi-no-kami [litt. kami maître de l’auguste centre du Ciel], le « dieu de l’origine unique » selon Ueshiba. Pour Ueshiba et Deguchi, kishin était une forme de transe qui permettait de se centrer et ainsi de devenir libre, contrairement aux deux autres formes de possession inférieures, shinpyô et shinken. Selon le fondateur de l’aikidô, l’état psychique spécifique de kishin était essentiel car il lui permettrait d’exécuter les techniques spontanément [shizen ni].

« En d’autres termes, cette méthode consiste à venir à bout de la tâche qui nous a été impartie, à progresser vers l’unification avec l’âme divine de l’esprit. C’est devenir semblable au grand univers. »「つまりその方法は与えられたつとめを尽すこと、精霊のご神霊にむすんでゆくことである。大宇宙に同化することになるのであります。」
Ueshiba Morihei, Takemusu Aiki vol. 1, p. 140.

Le chinkon kishin chez Deguchi Onisaburô

« Onisaburô, à la suite de Honda, relève 362 principes de kishin, dont le kishin inspiré par un tiers, qu’il popularisa.

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https://www.amazon.fr/Transe-gouvernement-monde-Deguchi-Onisaburo/dp/2916537244/ref=sr_1_sc_1?s=books&ie=UTF8&qid=1520076985&sr=1-1-spell&keywords=trtanse+et+gouvernement

Au début du XXe siècle, Deguchi Onisaburô, Maître de Ueshiba Morihei, est célèbre dans tout le Japon pour ses techniques de transes, et son charisme de leader. Il théorise sa pratique en mettant en relation l’art de se gouverner soi-même et de gouverner le pays, voire le monde, avec les différentes formes de possession. Ueshiba Morihei reprendra les techniques de transes, chinkon kishin no hô, de Deguchi pour les mettre aux fondements de sa pratique, l’aikidô. L’étude de Joffrey Chassat est une incursion dans le monde extraordinaire de Deguchi.

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Au début du XXe siècle, Deguchi Onisaburô, Maître de Ueshiba Morihei, est célèbre dans tout le Japon pour ses techniques de transes, et son charisme de leader. Il théorise sa pratique en mettant en relation l’art de se gouverner soi-même et de gouverner le pays, voire le monde, avec les différentes formes de possession. Ueshiba Morihei reprendra les techniques de transes, chinkon kishin no hô, de Deguchi pour les mettre aux fondements de sa pratique, l’aikidô. L’étude de Joffrey Chassat est une incursion dans le monde extraordinaire de Deguchi.
Au début du XXe siècle, Deguchi Onisaburô, Maître de Ueshiba Morihei, est célèbre dans tout le Japon pour ses techniques de transes, et son charisme de leader. Il théorise sa pratique en mettant en relation l’art de se gouverner soi-même et de gouverner le pays, voire le monde, avec les différentes formes de possession. Ueshiba Morihei reprendra les techniques de transes, chinkon kishin no hô, de Deguchi pour les mettre aux fondements de sa pratique, l’aikidô. L’étude de Joffrey Chassat est une incursion dans le monde extraordinaire de Deguchi.

Newsletter n°1 – mars 2018

Chinkon kishin no hô 鎮魂帰神の法

Au début de chaque entrainement, Maître Ueshiba Morihei exécutait une préparation physique et psychique appelée « chinkon kishin no hô » [litt. « méthode pour calmer l’âme et s’unir au divin »], dont Ame no torifune et furitama sont des séquences. Méthode [hô] qu’il avait apprise auprès de Deguchi Onisaburô, le leader de l’Ômoto-kyô. Le terme kishin 帰神 désigne une forme d’unification de l’individu avec le divin. Cette méthode permettait d’atteindre un état de transe que Ueshiba et Deguchi considéraient comme une forme de possession par un kami : un kamigakari 神がかり [litt. « accroché par une divinité »]. Toutefois, ce n’est pas une possession avec un kami quelconque que désigne le terme de kishin, mais l’unification avec Ame-no-mi-naka-nushi-no-kami [litt. kami maître de l’auguste centre du Ciel], le « dieu de l’origine unique » selon Ueshiba. Pour Ueshiba et Deguchi, kishin était une forme de transe qui permettait de se centrer et ainsi de devenir libre, contrairement aux deux autres formes de possession inférieures, shinpyô et shinken. Selon le fondateur de l’aikidô, l’état psychique spécifique de kishin était essentiel car il lui permettrait d’exécuter les techniques spontanément [shizen ni].

« En d’autres termes, cette méthode consiste à venir à bout de la tâche qui nous a été impartie, à progresser vers l’unification avec l’âme divine de l’esprit. C’est devenir semblable au grand univers. »「つまりその方法は与えられたつとめを尽すこと、精霊のご神霊にむすんでゆくことである。大宇宙に同化することになるのであります。」
Ueshiba Morihei, Takemusu Aiki vol. 1, p. 140.

Le chinkon kishin chez Deguchi Onisaburô

« Onisaburô, à la suite de Honda, relève 362 principes de kishin, dont le kishin inspiré par un tiers, qu’il popularisa.

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Au début du XXe siècle, Deguchi Onisaburô, Maître de Ueshiba Morihei, est célèbre dans tout le Japon pour ses techniques de transes, et son charisme de leader. Il théorise sa pratique en mettant en relation l’art de se gouverner soi-même et de gouverner le pays, voire le monde, avec les différentes formes de possession. Ueshiba Morihei reprendra les techniques de transes, chinkon kishin no hô, de Deguchi pour les mettre aux fondements de sa pratique, l’aikidô. L’étude de Joffrey Chassat est une incursion dans le monde extraordinaire de Deguchi.

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Au début du XXe siècle, Deguchi Onisaburô, Maître de Ueshiba Morihei, est célèbre dans tout le Japon pour ses techniques de transes, et son charisme de leader. Il théorise sa pratique en mettant en relation l’art de se gouverner soi-même et de gouverner le pays, voire le monde, avec les différentes formes de possession. Ueshiba Morihei reprendra les techniques de transes, chinkon kishin no hô, de Deguchi pour les mettre aux fondements de sa pratique, l’aikidô. L’étude de Joffrey Chassat est une incursion dans le monde extraordinaire de Deguchi.
Au début du XXe siècle, Deguchi Onisaburô, Maître de Ueshiba Morihei, est célèbre dans tout le Japon pour ses techniques de transes, et son charisme de leader. Il théorise sa pratique en mettant en relation l’art de se gouverner soi-même et de gouverner le pays, voire le monde, avec les différentes formes de possession. Ueshiba Morihei reprendra les techniques de transes, chinkon kishin no hô, de Deguchi pour les mettre aux fondements de sa pratique, l’aikidô. L’étude de Joffrey Chassat est une incursion dans le monde extraordinaire de Deguchi.

 

« Onisaburô, à la suite de Honda, relève 362 principes de kishin, dont le kishin inspiré par un tiers, qu’il popularisa.

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Deguchi Onisaburô en posture de chinkon (photo datant de 1900 ou 1902)

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Cette pratique nécessitait trois acteurs : le kannushi, médium, qui devait recevoir la divinité en son sein ; le saniwa, médiateur, qui devait veiller à sa sécurité et identifier la divinité descendue ; et le joueur de koto, qui était chargé d’appeler la divinité. Dans la pratique instaurée par Honda et reprise par Onisaburô, le saniwa endossait le rôle des deux derniers acteurs et jouait de la flûte à la place du koto.
Le cofondateur de l’Ômoto-kyô distingue trois formes de kamigakari que le rituel peut permettre d’atteindre : le shinpyô, forme la plus inférieure, qui correspond à la possession du corps du kannushi par un esprit inférieur ; le shinken, la descente d’un être supérieur dans l’esprit du médium ; et le kishin, forme la plus estimable, qui représente l’unité parfaite avec la divinité Ame-no-minaka-nushi. Cette dernière forme est celle qui permettra la gouvernance de toutes les choses de l’Univers. »

Joffrey Chassat, Transe et gouvernement de soi et du monde selon Deguchi Onisaburô, p. 144.

Pour aller plus loinJoffrey Chassat, Transe et gouvernement de soi et du monde selon Deguchi Onisaburô, 2018.https://www.amazon.fr/Transe-gouvernement-monde-Deguchi-Onisaburo/dp/2916537244/ref=sr_1_sc_1?s=books&ie=UTF8&qid=1520076985&sr=1-1-spell&keywords=trtanse+et+gouvernement

Au début du XXe siècle, Deguchi Onisaburô, Maître de Ueshiba Morihei, est célèbre dans tout le Japon pour ses techniques de transes, et son charisme de leader. Il théorise sa pratique en mettant en relation l’art de se gouverner soi-même et de gouverner le pays, voire le monde, avec les différentes formes de possession. Ueshiba Morihei reprendra les techniques de transes, chinkon kishin no hô, de Deguchi pour les mettre aux fondements de sa pratique, l’aikidô. L’étude de Joffrey Chassat est une incursion dans le monde extraordinaire de Deguchi.

https://www.amazon.fr/Transe-gouvernement-monde-Deguchi-Onisaburo/dp/2916537244/ref=sr_1_sc_1?s=books&ie=UTF8&qid=1520076985&sr=1-1-spell&keywords=trtanse+et+gouvernement

Au début du XXe siècle, Deguchi Onisaburô, Maître de Ueshiba Morihei, est célèbre dans tout le Japon pour ses techniques de transes, et son charisme de leader. Il théorise sa pratique en mettant en relation l’art de se gouverner soi-même et de gouverner le pays, voire le monde, avec les différentes formes de possession. Ueshiba Morihei reprendra les techniques de transes, chinkon kishin no hô, de Deguchi pour les mettre aux fondements de sa pratique, l’aikidô. L’étude de Joffrey Chassat est une incursion dans le monde extraordinaire de Deguchi.
Au début du XXe siècle, Deguchi Onisaburô, Maître de Ueshiba Morihei, est célèbre dans tout le Japon pour ses techniques de transes, et son charisme de leader. Il théorise sa pratique en mettant en relation l’art de se gouverner soi-même et de gouverner le pays, voire le monde, avec les différentes formes de possession. Ueshiba Morihei reprendra les techniques de transes, chinkon kishin no hô, de Deguchi pour les mettre aux fondements de sa pratique, l’aikidô. L’étude de Joffrey Chassat est une incursion dans le monde extraordinaire de Deguchi.

Deguchi Onisaburô (1871-1948)

Personnage

Deguchi Onisaburô, auteur prolifique, calligraphe, peintre, sculpteur, poète, potier de renom, était le chef de file d’une importante communauté religieuse pendant la première moitié du XXe siècle : l’Ômoto-kyô. Il fut l’un des maîtres spirituels de Maître Ueshiba. Les deux hommes se rencontrent en 1919 et Ueshiba Morihei déménage aussitôt à Ayabe, siège de l’Ômoto-kyô, l’année suivante. Plusieurs années plus tard, en 1932, ils fondent ensemble l’ « Association pour le budô authentique » avec Deguchi comme président.

Newsletter d’information sur le vocabulaire de Ueshiba Morihei
par Joffrey Chassat et Bruno Traversi
(laboratoire TEC du STAPS Université Paris V Sorbonne)
contact : bruno.traversi@yahoo.fr

Deguchi Onisaburô, auteur prolifique, calligraphe, peintre, sculpteur, poète, potier de renom, était le chef de file d’une importante communauté religieuse pendant la première moitié du XXe siècle : l’Ômoto-kyô. Il fut l’un des maîtres spirituels de Maître Ueshiba. Les deux hommes se rencontrent en 1919 et Ueshiba Morihei déménage aussitôt à Ayabe, siège de l’Ômoto-kyô, l’année suivante. Plusieurs années plus tard, en 1932, ils fondent ensemble l’ « Association pour le budô authentique » avec Deguchi comme président.

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