Revue de presse – La revue SHUMEIKAN N°21, sur le thème « DO ».

Chers amis et compagnons de route,

Je viens de découvrir avec plaisir les différents articles de la récente revue SHUMEIKAN N°21, sur le thème « DO ».

Merci tout d’abord à Xavier Boucher et à son équipe bénévole pour la qualité de cette revue très intéressante à lire sur des articles de fond.

Et, bon anniversaire à la revue SHUMEIKAN, dix ans déjà, une belle longévité en qualité !

Choisir comme thème le « DO » n’était pas chose facile de par la complexité même du sens symbolique à lui attribuer pour en traduire l’expression profonde dans le concept japonais.

Pourtant, en introduction, Nobuyoshi Tamura Shihan traduit facilement le « DO » par l’image « de la main qui saisit quelqu’un pour le guider ». Il nous invite « d’avoir la volonté de prendre par la main et de guider les autres pour faire vivre cet idéal AIKDO afin que le DO de la voie et le DO de l’enseignement se complètent et s’enrichissent ».

Voilà, en quelques mots simples à intégrer, comment on peut expliquer clairement un terme Japonais aussi complexe que le « DO » qui devient ainsi accessible à la compréhension de tous.

Yoshimitsu Yamada Shihan nous livre, sans détour, son souci par rapport au bokken, indépendamment de l’aïkido. « Même s’il n’y a pas de séparation entre pratique avec et sans les armes », il nous rappelle la colère de O’Sensei qui disait à ses élèves : « Pourquoi pensez-vous que j’ai créé l’Aikido ? Vous devriez pratiquer uniquement l’aïkido ! »

Étonnant et compréhensible à la fois de la part de ce Sensei très proche du créateur de l’aïkido.

Nous poursuivons les articles par des témoignages divers et variés de Pierre Grimaldi, de Gilbert Milliat, de Jean-Paul Moine, de Michel Prouveze, de Luc Bouchareu, de Gilles Ailloud et de Jacques Bonemaison, tous Shihan, hauts gradés et responsables fédéraux, qui ont été très proches de Maître Tamura.

Ils nous parlent avec franchise et sincérité de leurs parcours, comment ils ont perçu et vécu le « DO » transmis avec délicatesse et respect, mais surtout comment ils ont vécu en profondeur la présence d’un maître incontestable de l’aïkido : Nobuyoshi Tamura Shihan auprès duquel ils ont passé plusieurs années, pour les plus anciens.

Tous parlent de son enseignement remarquable, de rencontres marquantes donnant l’envie de découvrir cette discipline plus profondément, d’un travail technique exceptionnel mais également d’une attitude et d’une manière d’être avec un état d’esprit exceptionnel nourrissant l’envie d’acquérir cette même attitude, d’un exemple les attirant réellement et qui continue à les inspirer, d’un parcours qu’ils ont suivi de longues années auprès de lui … qui n’est pas terminé et qui se continue pour chacun d’eux et vers lequel ils ont envie d’entraîner d’autres pratiquants dorénavant, d’une aura à la fois particulière et attirante, d’avoir été touché par autre chose à vivre et à approfondir au-delà de la technique, d’un enseignement très élaboré, d’une pédagogie très présente et de cours modèles où compétences et objectifs s’affichaient très clairement ; que sans répit et avec bienveillance, il faisait ressentir physiquement les fruits de son travail, nous ramenant sur la voie, etc. Que dire de plus sur tant d’éloges, si ce n’est de l’admiration pour un Maître de cette envergure et de cette trempe !

Certains nous racontent des anecdotes sur les tatamis et nous confient leurs difficultés, leurs doutes ou leurs étonnements parfois aux réactions de Tamura Sensei sur certains sujets sensibles pour un Maître Japonais.

Enfin, un article sur le « NO » par Jacques Bonemaison, Shihan, nous éclaire sur un art Japonais qui se rapproche du « DO » et où les termes utilisés, riches de sens, se retrouvent dans notre discipline.

Il est évident que tous nos CEN qui ont approché de près Tamura Shihan ont été profondément marqués par ce maître incontournable, incontestable, exceptionnel, digne de caractère et de forte personnalité, droit, charismatique, mais aussi humain, fidèle en amitié et ouvert à tous malgré une certaine retenue toute orientale. On ne pouvait pas rester indifférent devant un tel homme.

Maître Tamura, sans aucun doute, a marqué profondément l’aïkido Européen et Français. Nous avons eu une grande chance de l’avoir comme « guide et Maître en aïkido » auprès de nous et de notre Fédération FFAB depuis sa création. Il a laissé une empreinte indélébile à une génération d’aïkidokas et ceux qui l’ont connu et côtoyé ne pourront pas l’oublier. Sa mémoire restera gravée chez eux.

Le seul regret que nous pouvons avoir, c’est de l’avoir perdu récemment et que nos futurs aïkidokas n’auront pas la chance que nous avons eue.

Aussi, je vous conseille de lire cette revue et ces articles avec attention et délectation.

Je remercie les auteurs pour ces témoignages authentiques et vécus ainsi que tous les autres auteurs des revues précédentes et tous les CEN qui participent avec motivation, force, dynamisme, détermination et compétence à la transmission de cet art subtil et sublime, à l’unité de ce collège d’enseignants fédéraux, à la transmission vraie d’un aïkido traditionnel et à l’unité de notre belle fédération FFAB.

J’arrête ma plume !

Bonne lecture à tous.

Raymond Solano.

Président de la Ligue Occitanie d’Aïkido et de Budo (FFAB)

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